
Source : Fafou.
C’est bien là le grand malheur de ce temps. On voudrait discuter, disputer : il n’y a pas d’échange. Le goût de persuader, celui de résister à la persuasion nous ont passé. Quand l’un affirme, l’autre n’écoute pas, parce qu’ils sont bien sûrs tous deux d’avoir raison, bien sûrs que l’autre a tort et que, d’ailleurs, ce qu’il dit cache un calcul. Quelqu’un s’avise-t-il de vouloir donner ses raisons au lieu d’assener la vérité, on n’y prête pas attention : on se demande seulement où il veut en venir, on le soupçonne de duplicité, on cherche non point à peser les raisons qu’il propose, mais celles qui commandent son attitude. Et on les lui trouve, étant soi-même tout raidi dans sa conviction et prenant pour un imposteur qui ne pense pas comme vous.
La liberté d’expression n’est rien si ne lui répond la liberté d’audience, c’est-à-dire si on ne garde pas l’esprit assez libre pour entendre celui qui s’exprime.
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C'est la même qu'à Marseille et pis c'est tout !!!!!!!!!!!!!!!!!
Vous l'avez dit..